Je ne sais pas si vous avez la même impression . Quand
je veux être au courant de l'actualité dans le monde, à travers les chaînes de télévision arabes, arabophones ou autres, je suis terrorisé par le lot d'infos et d'images incroyablement vilaines
diffusées, avec un semblant de sourire du présentateur, ou correspondant de la chaîne. Je trouve même que ce dernier (ou dernière) aborde une certaine satisfaction (sadique, allez savoir!)
d'avoir, en exclusivité SVP, les premières images de tel ou tel cataclysme naturel, massacre, accident de circulation, incendie de forêt, ou autre évènerment qui nous attriste au plus grand
point. Vous voulez des exemples? Souvenez-vous de l'invasion de l'Iraq, du bombardement sauvage de Gaza, des catastrophes dues au Tsunami, des guerres civiles au Pakistan, en Afghanistan et en
Afrique bien sûr, particulièrement en Somalie, au Rwanda, au Soudan, où on ne couvre même pas les corps des dits "rebelles" pour les exposer comme trophées de guerre. Et nos journalistes, hilares
presque, nous font passer ces atrocités aux heures de pointe familiales, à sovoir durant les repas.
Personnellement, je ne trouve pas de chaîne professionnelle arabe digne de ce titre. Les journalistes et présentateurs, d'ailleurs pas tous photogéniques ni doués, sont
peut-être formés par des spécialistes des médias, mais ils manquent de tact et de ce don inné pour informer un public hétérogène. C'est pourquoi, entre nous, je ne puise plus d'infos dans ces
dites chaînes qui me terrorisent même avec la musique et la sonorisation qui introduit une info pas bonne à digérer. A quand du professionnalisme mature?
NB: Bien entendu, je ne soulève point le cas des interviews et débats "live" qui tournent au ridicule devant des téléspectateurs dégoutés d'être agressés par des propos
irresponsables de la part de soidisants responsables, au coeur de leurs foyers..
Un exemple de cette guerre sans scrupules vient du témoignage d’un réserviste que les médias ont diffusé
(avec traduction) : « Notre comandant de brigade nous a dit que nous allions à une vraie guerre, sans considérer les civils, et de tirer sur n’importe qui. Je ne vous rapporte pas
ses paroles exactes mais leur signification concrète… L’objectif était de porter à terme une opération avec un minimum de pertes, sans se poser de questions sur les coûts que l’autre camp aurait
payés… Un soir le commandant nous a dit : pensez seulement à tirer ».
J’ai senti de la compassion en apercevant, dans un quartier du centre ville de Marrakech, un homme
squelettique insister pour cirer les chaussures d’un client attablé dans un café et qui refusait. Il portait une vieille redingote sur le dos et des sandales. Il avait le teint bruni par le
soleil de midi et les yeux quasi clos tellement il peinait à les laisser ouverts, certainement à cause de la fatigue, de l’âge, ou du manque de sommeil. Il allait d’une table à l’autre, un
sourire forcé aux lèvres, un sourire de misère qui ne l’abandonna pas quand il quitta les lieux à la vue menaçante d’un serveur qui arrivait dans sa direction…Etre cireur de chaussures est un
métier qui ne nécessite pas beaucoup d’apprentissage, juste un petit matériel (brosse, cirage, chiffon, un petit marchepied avec un tiroir où tout ranger) et un savoir faire qui vient avec
l’habitude. J’ai dit métier car beaucoup de personnes, de sexe masculin, entre huit à cinquante ans, dans la majorité de nos villes marocaines, vivent de l’argent gagné de cette activité. Cette
activité, en dépit du fait qu’elle est légale et honnête, les cireurs même la trouvent avilissantes puisque cirer les chaussures des autres au café, dans une gare routière, devant des
administrations, pour deux ou trois dirhams et avec le risque d’être chassé et insulté par le propriétaire des lieux, n’est pas un truc facile à digérer, je dirai même qu’il donne un sentiment
de rabaissement. C’est la pauvreté qui pousse ces gens au cirage public et ils savent fort bien qu’il n’y a aucun avenir à suivre cette voie. Mais la vie est la vie, parfois cruelle pour ceux
qui abandonnent les études, pour les non scolarisés, pour les parias, pour les sans domicile fixe. Ces gens vivent l’enfer sur terre, malgré le sourire qu’ils affichent. Ont-ils d’autres
choix ? Je ne sais pas. En tout cas, on leur doit du respect, outre la compassion, car ce sont des personnes courageuses qui refusent de tendre la main pour demander la charité, comme
c’est le cas de jeunes et solides immigrés africains qui déambulent dans les mêmes cafés, ou entre les voitures lorsque le feu est au rouge, à Marrakech, à Rabat, à Casablanca et ailleurs, bien
habillés, alors qu’ils peuvent trouver un boulot provisoire sur un chantier, au marché, ou dans un atelier…
Détroit est la capitale de l'automobile américaine. Les trois grandes firmes américaines, General Motors, Ford et Chrysler, y sont implantées. Or, dernièrement, après avoir licencié
ses employés, la firme Chrysler a fermé ses portes. Un géant de l’automobile américaine n’est plus, victime de la concurrence, mais surtout d’une crise financière mondiale, nous dit-on, qui,
telle la gangrène, se propage dans l’industrie automobile américaine et japonaise, en particulier. Ce sera bientôt le tour de l’Europe, assurément. Et puis quoi encore ? Plus de voitures
sur le marché ? Tant pis, au vu des hydrocarbures dégagées par celles-ci, ce sera super chouette de se tourner vers les VTT, non ? Je plaisante, je compatis avec ces milliers de
familles qui ont perdu un boulot qui les faisait vivre et les mettait à l’abri du besoin. Je tiens seulement à faire remarquer que nul n’est à l’abri du chômage, même dans un pays dit
développé, du moment que les preneurs de décisions gèrent mal l’économie de leur nation, axant des dépenses faramineuses sur l’armement et la conquête spatiale.
Il ne se passe pas un jour, sans qu’on parle, à travers les mass médias, de ces armes de destruction
massive que détient la Corée du Nord, l’Iran, ou tel ou tel pays jugé inapte à les posséder. Ce jugement, ce sont les grandes puissances militaires de ce monde qui l’affiche devant les micros et
caméras. Je trouve que ces armes dont on a peur (et il y a de quoi !) sont créées par l’industrie militaire de ces pays dits développés. Qui se les approprie le plus et à des prix
faramineux ? Les pays dits en voie de développement, surtout les pays du Golf. Et qui en est la première victime ? Les pays, bien sûr, qui restent, ceux classés dans la catégorie de
sous développement. Bref, il y a le producteur, fabricant et vendeur à la fois, puis l’acheteur, enfin le consommateur. Un commerce meurtrier qui fait que le monde est ce qu’il est
aujourd’hui : un champ de batailles par-ci, par-là, avec des victimes civiles innocentes qui se comptent par milliers chaque mois. Ces armes de destruction massive sont, à mon humble avis,
pires que la grippe aviaire, ou le cancer, ou la cigarette, pourtant on continue à les produire, à les développer, à les mettre sur le marché, à former militairement des individus, parfois des
gosses, pour les utiliser. Ces armes, non seulement donnent la mort, mais créent un climat de phobie et nul n’est à l’abri. Alors, à quand une journée internationale de lutte contre
l’industrialisation et l’utilisation de ces armes ?..
Rêvez
ce que vous voulez, allez où vous voulez aller, parce que vous n'avez qu'une seule vieet
une seule chance de faire ce que vous avez envie de faire.
اللهملك الحمد والشكر كما ينبغي لجلال
وجهك،وعظيم سلطانك.لا اله إلا الله الحليم الكريم،لا اله إلا الله العلي العظيم،لا اله إلا الله رب السماوات
السبع ورب العرش العظيم.
Quant on veut vivre parmi les hommes, il faut laisser chacun
exister et l'accepter avec l'individualité qui lui a été départie, quelle qu'elle soit. Il faut se préoccuper uniquement de l'utiliser sans la condamner telle qu'elle
est.
Impossible n'est rien qu'une excuse avancée par ceux qui
trouvent plus simple de vivre dans le monde qui leur a été légué plutôt que de chercher en eux la force de le changer.
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